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L'écriture de Wajdi Mouawad est une de celles que l'on peut qualifier d'humaniste et d'authentique, retranscrivant  passion et blessures de l'Homme.

Au travers d'Incendies, dans une esthétique très épique, W. M. nous donne à lire l'histoire de cette femme: Nawal, déchirée entre passé et présent, temple des secrets silencieux. Elle passe ses journées dans des procès qui n'ont aucun sens aux yeux de ses enfants, depuis des années. A la suite d'un procès, elle se tait à jamais. Percera-t-on le secret de son silence? Nawal vient de mourir, et laisse ses deux enfants, faux jumeaux d'environ une vingtaine d'années, Jeanne et Simon, seuls, sans réponse. Ceux-ci ne comprennent pas les causes de son silence ni de la froideur du testament ou elle leur lègue - ce qui parait à leur yeux comme - quelques bricoles. Il se retrouvent dans le cabinet du notaire et ami de Nawal: Hermile Lebel. Nawal laisse deux lettres à ses enfants: une pour leur père et l'autre pour leur frère, qu'ils doivent retrouver. Les enfants ne sont pas au bout de leurs surprises, ils ne connaissaient aucunement l'existence de ces deux êtres et devront après s'être résigner à la demande de leur défunte mère, partir à la recherche d'un passé énigmatique. Ce passé tourbillonnant autour d'eux leur fera découvrir alors l'horreur.

C'est dans un drame identitaire que nous entrons, car nous y entrons vraiment, et nous n'en ressortons pas indemne. Au milieu de tous ces malheurs et ces désillusions nous cueillons des moments de légèreté mais aussi et surtout de espérance, de foi en la beauté humaine.