9782253140870fs

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Avant propos de Boris Vian:

"Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements à priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de le réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c'est un procédé avouable s'il en fut."


Lorsqu’on lit l’Ecume des jours, sans en être averti, il peut nous arriver de relire certains passages, on croit les comprendre de travers. Puis au fil des pages nombres d’éléments merveilleux s’accumulent, constituant en partie la poésie de l’ouvrage. Ces éléments rendent compte de la tournure inéluctable de l’histoire, et appuient une réalité souvent médiocre. Non, nous n’avons pas imaginer cette souris qui pense et ces armes qui naissent de la terre au contact de la chaleur humaine, au milieu de la richesse et de la diversité du langage que nous donne à lire Vian.

Dommage d’être si étonné par le caractère merveilleux de l’écume des jours, accoutumés à lire des écrit sromancés tintés seulement de réalité conventionnelle. Mettons un peu de poésie dans nos vies, lisons Vian.

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Nysaea.