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08 janvier 2009

Le théâtre au lycée - JDB 18/11/08

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18/11/2008

C’est en ce Mardi que l’on du, après l’échauffement, Jocelyne Cécilia et moi présenter notre scène de La fausse Suivante de Marivaux, et pour ma part je n’étais pas vraiment pressée.

Il faut dire que la première fois que j’ai présenté cette scène, il n’y avait pas vraiment eu de travail derrière ; et le résultat était assez catastrophique, moi même je n’avais pas réussir à faire passer ce que j’avais compris du texte de mon personnage. Je me suis sentie nulle, assez démotivée, bien déçue..

Et lors de la séance du 7/10/2008, avec Cécilia nous avons été impressionnée par la scène d’Antoine et Thomas ; cela nous a boosté et on a vraiment eu envie de faire quelque chose d’au moins aussi bien, avec de vrais propositions. Quelques jours plus tard Cécilia et moi nous sommes vu pour une relecture de la scène ; une foule d’idée apparurent : un Lélio dans l’abondance de sentiments, pitoyable, qui provoquerait sans aucun doute le rire du spectateur, une comtesse qui se laisse aller sans vouloir l’avouer dans une sorte de délire orgiaque ; et un chevalier manipulateur qui met en scène les situations à sa guise, il joue le jeu avec chaque personnage. On a pensé à un banc, lieu de rencontre des couples (chevalier/comtesse ou Lelio/comtesse) qui laisse place a chaque formation de couple ; on a aussi imaginer que la comtesse, dans ses « chaleurs » pourrait jouer avec un éventail, poussant de petits cris. Le chevalier apparaîtrait comme un personnage plutôt statique, dirigeant tout ; Lélio serait plus dans le mouvement, le faux jeu des sentiments, déployant beaucoup d’énergie et la comtesse irait d’un homme à l’autre, jouant du regard avec le chevalier lorsque Lélio est de dos (puisque le chevalier, une scène avant commande à la comtesse de dire à Lélio qu’elle veut comme lui se marier avec).

Quelques temps plus tard on a demandé à Jocelyne si elle voulait bien jouer la comtesse (nous avions eu là quelques soucis de distribution) on à ensuite répété notre scène, approfondie etc donnant chacun son avis sur chaque personnage et le jeu de chacun.

Et lors de cette séance du 18/11 malgré toute cette préparation j’avais peur du résultat, j’ai eu du mal à débuté la scène ; j’ai pas tout de suite été à fond, sans doute la peur du regard du groupe. Mais petit à petit je suis plus rentré dans l’histoire que l’on construisait. Etre à plusieurs sur scène (même si chacun li les appréhensions de l’autre dans le regard) est un grand soutient, on sent que ensemble on peut avancer et on se motive mutuellement, ayant un but commun.

Personnellement, j’ai un gros travail à faire sur la concentration, car j’ai au départ eu du mal à garder mon sérieux à cause des « démonstrations » de la comtesse (mais sans doute aussi une manière de dédramatiser par rapport au regard de la classe).

Ce que j’ai trouvé intéressant dans le personnage du chevalier était le fait dans une scène de jouer un homme puis dans l’autre une femme (à cause de mon édition de La fausse suivante j’ai cru que la scène continuais et laissait place à la partie féminine du personnage, Lélio prenant le chevalier pour une servante). Mais comme je n’avais pas grande idée de la tournure que pourrait prendre la scène (aussi burlesque) et pensant jouer double jeu, j’ai choisi le chevalier. Parfois j’en ai un peu le regret, car des trois personnage je suis le seul bien statique, pas dans la démonstration, pas dans la comédie. Je joue donc une espèce de contre-pied, mon défit sera donc de vraiment jouer, me sentir jouer à travers le peu de texte et de mouvement, car après tout c’est moi le maître du jeu dans cette scène ! Je ne dis pas que lorsqu’on a peu de texte ou peu de mouvement à faire on ne joue pas mais je trouve qu’il est dur d’être sur scène sans trop de « matière ».

Après cette mini-représentation, l’auditoire paraît content de nos propositions, du travail fournit. Ce qui est un soulagement. Néanmoins, on retravaille quelques aspects : alors que le chevalier et la comtesse paraissaient déjà sur scène, on leur donne une véritable entrée et donc une réelle impulsion ! Le jeu « orgiaque » est encore multiplié, quand on fait une chose autant le faire à fond. J’ai essayé de m’oublier, je me suis un peu amuseé mais j’aimerai vraiment être à beaucoup plus que « un peu ».

En bref cette séance à été pour moi une grande bouffée d’oxygène, je me sens mieux, j’ai encore envie d’avancer cette scène avec mes partenaires, je sais que l’on est capable de se donner beaucoup plus. J’attend beaucoup de tout le groupe, je pense que le travail de fin d’année s’annonce bien, bien que beaucoup de travail attend chacun et surtout sur le plan d’organisation… Au travail !

Posté par nysaea à 23:19 - Le théâtre au lycée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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