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08 janvier 2009

Le théâtre au lycée - JDB 09/09/08

J'ai envie de laisser ici la trace de notre travail théâtral, je laisserai donc ici quelques journaux de bord qui résument nos séances de théâtre pratique, et donc l'évolution de notre travail!

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09/09/2008

Enfin de retour, eh oui, deux mois de théâtre, ça commençait à faire un peu trop long. On commence par un tour de table, écoutant les aspirations de chacun pour ce noble art : une entente, une autonomie dans l’investissement, un regard de neutralité bienveillante ainsi qu’un bonne dynamique d’un groupe soudé se font attendre. J’aimerai cette année, et cela n’est pas tache facile m’impliquer beaucoup plus dans les idées de mise en scène, apprendre à faire travailler un peu plus mon imagination pour donner parfois si je le peux un peu de matière. Plusieurs personnes aussi veulent pouvoir se « lâcher plus », il en est de même pour moi ; ma difficulté étant d’oublier le regard critique qu’autrui peut avoir ; je voudrai aussi réussir à travailler plus le personnage que « j’incarne », comprendre plus quel type d’homme il est et faire un réel travail sur lui, ce que je n’ai fais qu’en ébauche les années précédentes. Nous parlâmes aussi des goûts des chacun sur les différentes pièces de théâtre au programme : l’Illusion Comique de Corneilles, La fausse Suivante de Marivaux, Juste la fin du monde de Largarce et Nous, Les héros du même auteur. Il en ressorti un grand intérêt pour l’Illusion Comique sans doute du à ses thèmes (le théâtre dans le théâtre) et sa langue (en alexandrins). Pour ma part, j’en ai aimé l’intrigue et trouve intéressant le fait de travailler une langue qui en pratique m’est inconnue. Mon coup de cœur a été pour Juste la fin du monde et ses beaux monologues, quoique parfois trop lourds. L’incompréhension, le problème du langage (et la sensibilité que l’on y ressent), je me suis rendu compte que parfois nos dialogue ne sont pas si loin de ceux de Lagarce dans des situations aussi sensibles/difficiles.

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Rassurée de l’envie qui est apparue durant ce « tour de table » tout le monde se lève et je retrouve un peu ses aises dans le cercle d’exercices ; qui hop nous sort de notre rêverie théâtrale pour passer aux articulations. « AUA » ou encore « LR », quelle chance d’avoir un prénom aussi facile. Chacun doit prononcer les voyelles de son prénom, puis suivent les consonnes ; c’est pas si facile, on apprend à projeter sa voix et peut-être prendre compte de sa respiration (sans trop rire aux déformations que subissent certains prénoms).

On enchaîne avec plusieurs autres exercices dont celui du « ROI et ses soupirants » ; le roi fixe se regard à n’importe quel endroit , tout le monde se bouscule pour pouvoir attraper son regard au moins 3 secondes : j’imagine que l’exercice à de ça en difficulté que le roi doit se concentré sur un point malgré tout le remue ménage alentour ; pour les soupirants la difficulté est de capté le regard du roi où qu’il soit ; et je n’en ai toujours pas trouvé le sens sinon celui de faire attention à cette seule et même personne qu’est le roi qui incarne la seule personne dont on doit « capter » l’attention, comme pour un spectateur ?

Puis nous changeons de sujet, nous sommes partagés en deux lignes qui se font face ; le but du jeu étant d’avancer d’un pas ou de reculer d’un pas ensembles, en gros il faut être à l’écoute d’autrui, de chaque personne du groupe ; et c’est pas terrible tout ça ! En voilà qui ne sont pas concentrés sur les besoins des autres (moi la première), encore du travail. D’ailleurs tout cela me rappelle un bien bon souvenir, en effet être à l’écoute est une règle essentielle du théâtre et l’année dernière lors de la grande représentation d’Icendies j’ai réellement perçu ou entraperçu ce que pouvait être un groupe ayant les mêmes attentes et étant soudé et attentionné envers chacun : la joie et la fierté de chacun qu’il en résulte. Rien de tel que cette belle aventure pour avoir envie de continuer ce chemin.

Enfin nous terminons avec un exercice où cinq personnes prennent places sur le plateau (dont moi) sans que les « spectateurs » le sachent nous devons avoir chacune deux personnes préalablement choisies dans notre champs de vision (nous devions aussi construire une histoire, mais nous n’avons pas bien saisi, ou plutôt nous étions trop concentrés à avoir nos deux personnes choisies dans notre champs de vision). Les spectateurs on remarqué l’ébauche d’une histoire de clans, de tensions (dans les synchronisations de déplacement pour ne pas perdre la personne de son champs de vision). Nous pouvons retenir de cet exercice que le regard et les déplacements lorsqu’ils sont décidés (lorsque l’on sait ce que l’on fait, où l’on va) ont une grande importance dans le jeu de l’acteur et donnent sens, qu’il n’y a pas forcement besoin de parole pour donner sens.

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Une bonne séance pour un bon commencement, au travail !

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Posté par nysaea à 17:15 - Le théâtre au lycée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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