Sur la quatrième de couverture on peut lire:

"Le fils retourne dans sa famille pour l'informer de sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l'on se dit l'amour que l'on se porte à travers les éternelles querelles. De cette visite qu'il voulait définitive, le fils repartira sans avoir rien dit."

Lagarce nous livre la peinture d'une famille qui se redécouvre à travers des querelles. Louis vient remuer le couteau dans la plais. Les personnages tournent autour du pot. A travers la superficialité de leur discours se révèlent les blessures. On entend dire que Juste la fin du monde est une pièce qui met en relief l'incapacité de "dire, seulement dire" à ceux qu'on aime. Je me suis demandé si l'écriture de Lagarce ne serait pas - un peu - une certaine parodie des dialogues humains lorsque j'ai lu son texte qui se veut (très) fragmenté. J'ai du mal à penser que nos dialogues en réalité puissent l'être autant... Peut-être.. Mais le théâtre n'est pas là pour nous mener dans un autre réel que celui que nous subissons déjà. Je pense ce texte vraiment beau, car moi-même je fais ce rapprochement - et j'imagine que chacun pourrait le faire- avec les relations que j'entretiens avec ma propre famille. C'est beau de voir à quel point il nous reste, à nous Hommes, des "points communs"; même s'ils ne sont pas forcement ceux qu'on eu voulu trouver là.

 

Nysaea