Nouvelles chroniques !

Théatre, musique, dessin, litterature, philosophie, bienvenue soit au superflu !

30 juin 2009

Elévation

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Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!

       

Elévation, Charles Baudelaire

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Singularité et regrets

" L'esprit et la chair s'étaient confondus en nous avec une perfection que les jeunes d'aujourd'hui, avec leur cerveau conformiste, obtus et terre à terre, seraient bien incapables de comprendre."

Lolita, Vladimir Nabokov

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Incendies et les mille et une nuits.

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L'écriture de Wajdi Mouawad est une de celles que l'on peut qualifier d'humaniste et d'authentique, retranscrivant  passion et blessures de l'Homme.

Au travers d'Incendies, dans une esthétique très épique, W. M. nous donne à lire l'histoire de cette femme: Nawal, déchirée entre passé et présent, temple des secrets silencieux. Elle passe ses journées dans des procès qui n'ont aucun sens aux yeux de ses enfants, depuis des années. Un jour, elle rentre chez elle et se tait, et ne parlera plus jusqu'à sa mort. Percera-t-on le secret de son silence? Nawal vient de mourrir, et laisse ses deux enfants, faux jumeaux d'environ une vingtaine d'années, Jeanne et Simon, qui ne comprennent pas les causes ni de son silence ni de la froideur du testament ou elle leur lègue - ce qui parait à leur yeux comme - quelques bricoles. Il se retrouvent dans le cabinet du notaire et ami de Nawal: Hermile Lebel. Nawal laisse deux lettres à ses enfants: une pour leur père et l'autre pour leur frère, qu'ils doivent retrouver. Les enfants ne sont pas au bout de leurs surprises, ils ne connaissaient aucunement l'existence de ces deux êtres et devront après s'être résigner à la demande de leur défunte mère, partir à la recherche d'un passé enigmatique. Ce passé tourbillonant autour d'eux leur fera découvrir alors l'horreur.

C'est dans un drame que nous entrons, car nous y entrons vraiment, et nous n'en ressortons pas indemne. Au milieu de tous ces malheurs et ces désillusions nous cueillons des moments de légèreté mais aussi et surtout de l'esperance, la foi en la beauté humaine.

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13 mars 2009

Vian - L'écume des jours / ou quand l'horreur se transforme en poésie

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Avant propos de Boris Vian:

"Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements à priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses : c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l'histoire est entièrement vraie puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre. Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de le réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c'est un procédé avouable s'il en fut."


Lorsqu’on lit l’Ecume des jours, sans en être averti, il peut nous arriver de relire certains passages, on croit les comprendre de travers. Puis au fil des pages nombres d’éléments merveilleux s’accumulent, constituant en partie la poésie de l’ouvrage. Ces éléments rendent compte de la tournure inéluctable de l’histoire, et appuient une réalité souvent médiocre. Non, nous n’avons pas imaginer cette souris qui pense et ces armes qui naissent de la terre au contact de la chaleur humaine, au milieu de la richesse et de la diversité du langage que nous donne à lire Vian.

Dommage d’être si étonné par le caractère merveilleux de l’écume des jours, accoutumés à lire des écrit sromancés tintés seulement de réalité conventionnelle. Mettons un peu de poésie dans nos vies, lisons Vian.

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Nysaea.

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09 janvier 2009

Le théâtre au lycée - JDB 06/01/09

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06/01/09

Bonne année !

Un bouleversement ! : nous devions, courant janvier, donner un aperçu de notre travail théâtral à nos camarades lycéens ; nous pensions au départ simplement présenter l’enchaînement des monologues de Juste la fin du monde filmés, les projetant sans doute dans une salle du lycée. Mais en ce premier mardi de 2009 quelle fut notre – en tout cas ma – surprise lorsque Julien et Marc nous proposèrent d’inventer une installation d’art contemporain. Qu’est-ce donc réellement ? C’est une installation tout d’abord éphémère, on place le spectateur au milieu d’une expérience sensorielle : J et M nous ont expliqué : nous avons grâce à l’informaticien du lycée (un grand merci) à dispositions des espèces de casiers dans lesquels nous mettrons des ordinateurs : sur UN ordinateur on pourra visionner UN monologue dit par UNE personne (avec l’aide d’un casque, ainsi le « spectateur » sera immergé ). L’idée est donc de disposer un casier dans lequel se trouve le pc par monologue (l’informaticien s’est proposé pour installer le programme pour visionner les monologues), ainsi les lycéens pourront voir par bribes l’histoire de cette famille – je pense qu’il ne serait pas bon de donner d’explications (d’ou vient le texte, de quoi parle t-il etc) ainsi chacun pourra donner sa propre interprétation – ainsi, il ne sera pas limité par l’histoire - . Ce qui pourrait être intéressant serait de mettre un livre d’or pour recueillir ce que chacun à ressenti, a compris en lui même. Ces monologues parlent d’universalité – à mon sens – et je pense que chaque être peut se retrouver un peu dedans : le texte rapporte ce que sont que les relations familiales, comment se comporte t-on avec sa famille ; comment lui annoncer certaines choses – des choses simples et bêtes, d’autres bien moins – . Il nous faut trouver un titre et si l’on veut mettre à disposition une explication : je pense qu’il faudrait mieux mettre un petit mort « Rendez-vous au théâtre d’Herblay en fin d’année, des affiches vous renseignerons. » pour les curieux, sans rien dévoiler d’autre ; pour titre je penserai à un mot ou une phrase qui pourrait montrer le caractère universel des relations humaines. J’y réfléchis.

Nous continuons donc le travail des monologues à la caméra, cela met beaucoup plus de temps que prévu. Un atelier caméra/son se met en place – on avait déjà plus ou moins déterminé l’apparence des personnages – ainsi qu’un atelier maquillage ( nous vieillissons la mère et donnons un coté « m’as tu vu » à Suzanne (« je ne suis pas mal ») ; nous changeons de coiffure, le personnage n’est pas nous même s’il y ressemble) et nous avons choisi différents fonds suivant les personnages pour aider à mieux les reconnaître.

Je joue le rôle de Suzanne, celles qui ont du texte avant moi lui ont donné un caractère joyeux, une jeune fille (femme ? ) assez dans le mouvement. Malheureusement pour mon premier passage la caméra n’a plus de batterie mais je passe quand même comme si la caméra filmait encore : c’est très déstabilisant, quelqu’un se met dans l’alignement de la camera (cela est fait pour tout les monologues) pour que je m’adresse à lui, que cela donne bien l’impression que je parle à quelqu’un et non pas à la camera seulement. On m’a fait le reproche d’être assez triste, posée alors que mon texte en fait est remplit de choses banales à dire et qui donnerait en résumant « oui j’habite toujours ici, Antoine est parti, il a une petite maison on y va comme ça et ça, mais en fait je n’aime pas etc.. » : on m’a fait comprendre que j’allais chercher trop loin dans le texte, car pour moi le fait qu’elle habitait toujours avec sa mère (elle dit qu’elle veut partir plus loin dans le texte) la rendait plutôt triste, Antoine est parti et qu’elle n’aime pas l’endroit où il habite : elle doit se sentir encore plus abandonnée etc. Mais en fait elle raconte à Louis des choses qu’il devrait savoir, des banalités, des choses simples. Il faut donc ouvrir le texte et ne pas chercher plus loin ce qu’il pourrait dire mais qu’il ne dit pas, l’écriture de Lagarce est « simple », pas besoin de donner de tournant psychologique ou que sais-je de plus à un texte qui relate les aléas d’une vie. J’ai ensuite appliqué ce que l’on m’a fait comprendre, jouant une jeune fille souriante – mais ce sourire veut bien dire des chose, c’est le reproche à Louis de ne pas savoir ces petites choses banales – dans une certaine maladresse, elle comble le silence de Louis. Le texte se suffit à lui même, on se concentre et les gestes vont avec les paroles, les silences restent justes, encore plus si l’on a un trou dans le texte car cela résume bien les personnages : que dire pour combler ton silence? Comment dire ce que j’ai à te reprocher ?

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08 janvier 2009

Le théâtre au lycée - JDB 18/11/08

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18/11/2008

C’est en ce Mardi que l’on du, après l’échauffement, Jocelyne Cécilia et moi présenter notre scène de La fausse Suivante de Marivaux, et pour ma part je n’étais pas vraiment pressée.

Il faut dire que la première fois que j’ai présenté cette scène, il n’y avait pas vraiment eu de travail derrière ; et le résultat était assez catastrophique, moi même je n’avais pas réussir à faire passer ce que j’avais compris du texte de mon personnage. Je me suis sentie nulle, assez démotivée, bien déçue..

Et lors de la séance du 7/10/2008, avec Cécilia nous avons été impressionnée par la scène d’Antoine et Thomas ; cela nous a boosté et on a vraiment eu envie de faire quelque chose d’au moins aussi bien, avec de vrais propositions. Quelques jours plus tard Cécilia et moi nous sommes vu pour une relecture de la scène ; une foule d’idée apparurent : un Lélio dans l’abondance de sentiments, pitoyable, qui provoquerait sans aucun doute le rire du spectateur, une comtesse qui se laisse aller sans vouloir l’avouer dans une sorte de délire orgiaque ; et un chevalier manipulateur qui met en scène les situations à sa guise, il joue le jeu avec chaque personnage. On a pensé à un banc, lieu de rencontre des couples (chevalier/comtesse ou Lelio/comtesse) qui laisse place a chaque formation de couple ; on a aussi imaginer que la comtesse, dans ses « chaleurs » pourrait jouer avec un éventail, poussant de petits cris. Le chevalier apparaîtrait comme un personnage plutôt statique, dirigeant tout ; Lélio serait plus dans le mouvement, le faux jeu des sentiments, déployant beaucoup d’énergie et la comtesse irait d’un homme à l’autre, jouant du regard avec le chevalier lorsque Lélio est de dos (puisque le chevalier, une scène avant commande à la comtesse de dire à Lélio qu’elle veut comme lui se marier avec).

Quelques temps plus tard on a demandé à Jocelyne si elle voulait bien jouer la comtesse (nous avions eu là quelques soucis de distribution) on à ensuite répété notre scène, approfondie etc donnant chacun son avis sur chaque personnage et le jeu de chacun.

Et lors de cette séance du 18/11 malgré toute cette préparation j’avais peur du résultat, j’ai eu du mal à débuté la scène ; j’ai pas tout de suite été à fond, sans doute la peur du regard du groupe. Mais petit à petit je suis plus rentré dans l’histoire que l’on construisait. Etre à plusieurs sur scène (même si chacun li les appréhensions de l’autre dans le regard) est un grand soutient, on sent que ensemble on peut avancer et on se motive mutuellement, ayant un but commun.

Personnellement, j’ai un gros travail à faire sur la concentration, car j’ai au départ eu du mal à garder mon sérieux à cause des « démonstrations » de la comtesse (mais sans doute aussi une manière de dédramatiser par rapport au regard de la classe).

Ce que j’ai trouvé intéressant dans le personnage du chevalier était le fait dans une scène de jouer un homme puis dans l’autre une femme (à cause de mon édition de La fausse suivante j’ai cru que la scène continuais et laissait place à la partie féminine du personnage, Lélio prenant le chevalier pour une servante). Mais comme je n’avais pas grande idée de la tournure que pourrait prendre la scène (aussi burlesque) et pensant jouer double jeu, j’ai choisi le chevalier. Parfois j’en ai un peu le regret, car des trois personnage je suis le seul bien statique, pas dans la démonstration, pas dans la comédie. Je joue donc une espèce de contre-pied, mon défit sera donc de vraiment jouer, me sentir jouer à travers le peu de texte et de mouvement, car après tout c’est moi le maître du jeu dans cette scène ! Je ne dis pas que lorsqu’on a peu de texte ou peu de mouvement à faire on ne joue pas mais je trouve qu’il est dur d’être sur scène sans trop de « matière ».

Après cette mini-représentation, l’auditoire paraît content de nos propositions, du travail fournit. Ce qui est un soulagement. Néanmoins, on retravaille quelques aspects : alors que le chevalier et la comtesse paraissaient déjà sur scène, on leur donne une véritable entrée et donc une réelle impulsion ! Le jeu « orgiaque » est encore multiplié, quand on fait une chose autant le faire à fond. J’ai essayé de m’oublier, je me suis un peu amuseé mais j’aimerai vraiment être à beaucoup plus que « un peu ».

En bref cette séance à été pour moi une grande bouffée d’oxygène, je me sens mieux, j’ai encore envie d’avancer cette scène avec mes partenaires, je sais que l’on est capable de se donner beaucoup plus. J’attend beaucoup de tout le groupe, je pense que le travail de fin d’année s’annonce bien, bien que beaucoup de travail attend chacun et surtout sur le plan d’organisation… Au travail !

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Le théâtre au lycée - JDB 14/10/08

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14/10/2008 :

Julien et Marc ont dégrossi le travail, coupé le texte de l’Illusion comique.

La difficulté est de faire un rapprochement entre les deux ou trois pièces ; l’idée qui reste de cette séance est surtout celle du bal masqué ou tout les univers pourraient se mélanger. En effet dans le texte de La fausse suivante on li qu’un bal masqué à eu lieu juste avant. Le bal masqué est le lieu idéal où l’on ne sait plus trop qui est qui, où chacun peut paraître sous un masque ou un autre mais surtout le lieu de rencontre et d’aparté (et à demi vu de certains personnages) dans une espèce de précipitation que l’on retrouve d’une façon ou d’une autre dans les différents univers que nous traverseront, un lieu où l’on peut surprendre une conversation. C’est aussi le lieu ou l’on peut se déguiser et donc les « costumes d’époque » que nous voulions inclure sont le biens venu. Mais la question du bal ou de la « boite » est aussi apparu avec le rapport frivole que Clindor entretient avec les femmes (Acte II scène 6), la frivolité étant aussi un thème de la Fausse Suivante. Le plus important, intéressant c’est que tout le monde sera donc constamment en jeu sur le plateau.

On s’est aussi posé la question d’Alcandre, cet être bien à  part, on ne sait pas qui il est, il semble manipuler tout, un être « supérieur » ; certains ont eu une vision d’un magicien, un illusionniste, un géant (peut-être le metteur en scène de tout ?) et pour représenté cela la technique de la voix off ou de la vidéo paraissent « légitimes ». On entre dans un univers spécial, une espèce de sasse entre deux dimensions, on ne saurait dire si ce sont les enfers ou le paradis.

On parle notamment de « commerce des ombres » dans la première scène de L’illusion comique : le thème de la fréquentation des morts est bien présent chez Corneille et Lagarce. On ne s’y retrouve pas vraiment, Louis paraît mort, d’ailleurs pourrait-on imaginer que Clindor (déjà mort ?) a été ce Louis absent, que Clindor est Louis avant son retour dans la famille ? Du moins ils forment dans notre mise en scène un presque même personnage.

Dans L’illusion Comique Pridamant et Alcandre semblent visiter en tant que fantômes, spectres la vie de Clindor. Ce qui peut aussi être intéressant est le parallèle que l’on peut faire entre le père Pridamant qui paraît tel un spectre (on peut se raconter des histoires : doit-il revenir voir son fils pour réparer ses fautes pour qu’il puisse accéder au paradis ; il serait donc mort ?) et le père de Louis, mort, mais malgré sa mort on sent bien sa présence tout au long de Juste la fin du monde.

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L'illusion comique reste une illusion, et nous pensons que ce qui est puissant c'est de donner des sentiments aux spectateurs, de les émouvoir, puis ensuite leur montrer que tout est faux - comme un livre conçu par un artiste -. Louis est malgré tout un personnage de théâtre, on a l'impression qu'on pourrait le rencontrer en sortant de la salle; mais non.

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Image: La crane et Dali (la vanité revisitée) 1951

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Le théâtre au lycéee - JDB 23/09/08

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23/09/2008

Je n’avais pas pu venir à la dernière séance et avais l’impression d’avoir loupé des faits importants, c’est alors avec un train de décalage et assez peu de motivation que je suis arrivée en cours. Comme toujours, tout le monde est en cercle et en prime Marc, qui vient pour sa première séance ; ça s’annonce animé ! La première heure nous discutons donc des trois univers que nous allons aborder et comment les mettre en relation ; les deux pièces mises en avant étant l’ Illusion Comique et Juste la fin du monde. Mon appétit théâtrale s’éveille aux propositions et idées de Julien D. et de Marc. Aux nombreuses possibilités qu’offrent nos pièces. Nous voulions depuis la première séance, faire un travail commun sur au moins deux pièces, c’est à dire ne pas donner une présentation sans aucun « lien dramaturgique » entre ces deux ou trois pièces. C’est alors qu’il faut se mettre à rêver, imaginer, s’imprégner des écritures de ces textes ; quitte à divaguer et à donner des pistes totalement farfelues, qui au final pourraient nous aider dans la construction de nos partis pris de mise en scène. On nous à proposé de jouer l’Illusion Comique en costume d’époque (XVIeme). En effet, comment joue-t-on au théâtre du XVIeme ? Quelle différence  avec le théâtre contemporain ? On aimerait, c’est sûr entremêler L’illusion Comique et Juste la fin du monde, peut être en utilisant de la vidéo, proposition appréciée de tous. C’est là qu’il faut se mettre à rechercher les points communs de ces pièces. Quand et comment insérer de la vidéo ? Que filmer réellement ? Ou ça ? Par qui ? Ces idées font appelle à une grande organisation et donc à la cohésion du groupe, et surtout à une imagination collective regroupant celle de chacun. Mon but étant vraiment d’ouvrir mon esprit à ces écritures, rêver les écritures, pouvoir proposer, parfois, des petites pistes car je n’ai jamais vraiment réussir à faire cet effort.

Quelques exercices pour le dynamisme, puis on retrouve des scènes de La Fausse Suivante ; chaque groupe ayant choisi une scène qui lui plait. Je regrette le fait de ne pas avoir pu choisir une des scène qui me plaisait réellement, c’est peut-être aussi pour cela que je n’étais pas en phase au tout début de séance. Mais je pense que chaque scène mérite d’être exploitée, c’est alors que je me suis concentrée sur ce qui se déroulait devant mes yeux, car c’est en regardant l’autre, son jeu qu’on se rend compte de ce qui « rend bien » ou non sur scène, même si ensuite il est toujours difficile de reproduire ce que l’on a compris des « fautes » de l’autre. C’est aussi comme cela que l’on arrive à s’imaginer quelle piste la scène pourrait prendre, quelle direction ; les idées peuvent commencer à s’agiter. Nous avons entrevu certaines scènes qui en fait on permit de comprendre ce que l’on attend sur un plateau, ou plutôt ce que doit prendre en compte le comédien : pourquoi suis-je là ? pourquoi je fais tel ou tel déplacement ? pourquoi je parle ? quel est le but de la scène/ de la phrase que je viens de dire ? etc. Tout ceci fait comprendre que la première chose à faire c’est un travail sur le texte, en profondeur ; avec tout les sous-entendu et donc les « différentes compréhensions » qu’il peut en ressortir, ce qui ouvre des « pistes dramaturgiques ». Ce que j’ai aussi compris, c’est que le jeu de son compagnon de scène donne sens à son propre jeu, en effet seul, il ne reste pas grand chose. Dans l’Acte I Scène 5 par exemple, Quentin joue le rôle du chevalier, c’est à dire il jour une femme qui joue le rôle d’un homme ; le problème étant de faire comprendre qu’il est une femme ; c’est alors que le jeu d’Alexandre (Trivelin) fera comprendre aux spectateur que Quentin est une femme car il sait que le chevalier est une femme sans que celui-ci sache que son secret est découvert.

Que d’enseignements tiré !

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Le théâtre au lycée - JDB 09/09/08

J'ai envie de laisser ici la trace de notre travail théâtral, je laisserai donc ici quelques journaux de bord qui résument nos séances de théâtre pratique, et donc l'évolution de notre travail!

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09/09/2008

Enfin de retour, eh oui, deux mois de théâtre, ça commençait à faire un peu trop long. On commence par un tour de table, écoutant les aspirations de chacun pour ce noble art : une entente, une autonomie dans l’investissement, un regard de neutralité bienveillante ainsi qu’un bonne dynamique d’un groupe soudé se font attendre. J’aimerai cette année, et cela n’est pas tache facile m’impliquer beaucoup plus dans les idées de mise en scène, apprendre à faire travailler un peu plus mon imagination pour donner parfois si je le peux un peu de matière. Plusieurs personnes aussi veulent pouvoir se « lâcher plus », il en est de même pour moi ; ma difficulté étant d’oublier le regard critique qu’autrui peut avoir ; je voudrai aussi réussir à travailler plus le personnage que « j’incarne », comprendre plus quel type d’homme il est et faire un réel travail sur lui, ce que je n’ai fais qu’en ébauche les années précédentes. Nous parlâmes aussi des goûts des chacun sur les différentes pièces de théâtre au programme : l’Illusion Comique de Corneilles, La fausse Suivante de Marivaux, Juste la fin du monde de Largarce et Nous, Les héros du même auteur. Il en ressorti un grand intérêt pour l’Illusion Comique sans doute du à ses thèmes (le théâtre dans le théâtre) et sa langue (en alexandrins). Pour ma part, j’en ai aimé l’intrigue et trouve intéressant le fait de travailler une langue qui en pratique m’est inconnue. Mon coup de cœur a été pour Juste la fin du monde et ses beaux monologues, quoique parfois trop lourds. L’incompréhension, le problème du langage (et la sensibilité que l’on y ressent), je me suis rendu compte que parfois nos dialogue ne sont pas si loin de ceux de Lagarce dans des situations aussi sensibles/difficiles.

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Rassurée de l’envie qui est apparue durant ce « tour de table » tout le monde se lève et je retrouve un peu ses aises dans le cercle d’exercices ; qui hop nous sort de notre rêverie théâtrale pour passer aux articulations. « AUA » ou encore « LR », quelle chance d’avoir un prénom aussi facile. Chacun doit prononcer les voyelles de son prénom, puis suivent les consonnes ; c’est pas si facile, on apprend à projeter sa voix et peut-être prendre compte de sa respiration (sans trop rire aux déformations que subissent certains prénoms).

On enchaîne avec plusieurs autres exercices dont celui du « ROI et ses soupirants » ; le roi fixe se regard à n’importe quel endroit , tout le monde se bouscule pour pouvoir attraper son regard au moins 3 secondes : j’imagine que l’exercice à de ça en difficulté que le roi doit se concentré sur un point malgré tout le remue ménage alentour ; pour les soupirants la difficulté est de capté le regard du roi où qu’il soit ; et je n’en ai toujours pas trouvé le sens sinon celui de faire attention à cette seule et même personne qu’est le roi qui incarne la seule personne dont on doit « capter » l’attention, comme pour un spectateur ?

Puis nous changeons de sujet, nous sommes partagés en deux lignes qui se font face ; le but du jeu étant d’avancer d’un pas ou de reculer d’un pas ensembles, en gros il faut être à l’écoute d’autrui, de chaque personne du groupe ; et c’est pas terrible tout ça ! En voilà qui ne sont pas concentrés sur les besoins des autres (moi la première), encore du travail. D’ailleurs tout cela me rappelle un bien bon souvenir, en effet être à l’écoute est une règle essentielle du théâtre et l’année dernière lors de la grande représentation d’Icendies j’ai réellement perçu ou entraperçu ce que pouvait être un groupe ayant les mêmes attentes et étant soudé et attentionné envers chacun : la joie et la fierté de chacun qu’il en résulte. Rien de tel que cette belle aventure pour avoir envie de continuer ce chemin.

Enfin nous terminons avec un exercice où cinq personnes prennent places sur le plateau (dont moi) sans que les « spectateurs » le sachent nous devons avoir chacune deux personnes préalablement choisies dans notre champs de vision (nous devions aussi construire une histoire, mais nous n’avons pas bien saisi, ou plutôt nous étions trop concentrés à avoir nos deux personnes choisies dans notre champs de vision). Les spectateurs on remarqué l’ébauche d’une histoire de clans, de tensions (dans les synchronisations de déplacement pour ne pas perdre la personne de son champs de vision). Nous pouvons retenir de cet exercice que le regard et les déplacements lorsqu’ils sont décidés (lorsque l’on sait ce que l’on fait, où l’on va) ont une grande importance dans le jeu de l’acteur et donnent sens, qu’il n’y a pas forcement besoin de parole pour donner sens.

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Une bonne séance pour un bon commencement, au travail !

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16 décembre 2008

Deezer

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Un peu de pub pour mes playlist Deezer si vous voulez découvrir mon univers musical, bien qu'incomplet (heureusement!).

http://www.deezer.com/user/nysaea

Bonne écoute, et si vous avez à me faire découvrir des groupes ou musiques peu connus ou que vous adorez ce serait avec joie !!! Je suis toujours à la recherche de nouveautés.

Nysaea

Posté par nysaea à 21:52 - Musique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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